Parmi les films vus récemment et encore en salles, je recommande en particulier...
"La grande Bellezza" (en compétition à Cannes 2013) et "Mud" (mes deux derniers COUPS de COEUR). Egalement, je recommande : "Le passé" (en compétition à Cannes 2013), "Infiltré", "Promised Land", "La religieuse", "Jappeloup", "Cloud Atlas", "Wadjda", "Alceste à bicyclette", "Blancanieves", "Sugar Man", "Amour", "Les bêtes du Sud Sauvage", "Dans la brume", "Paradis : Amour", "Zero Dark Thirty", "Tabou", "Habemus Papam", "Royal Affair", "Les Habitants"...
Moins emballée, mais que je recommande tout de même...
. le dernier Terence Mallick, "A la merveille" tout comme "Le Premier Homme" 'd'après l'oeuvre d'Albert Camus, le documentaire "Free Angela"ou "Camille Claudel 1915".
Et, en particulier à la Filmothèque du Quartier latin (5e, métro RER Cluny/Saint-Michel ou Luxembourg), la version restaurée de "La Dolce Vita" de Federico Fellini" !
De oeuvres sortis ces derniers mois, voici ma sélection et mes critiques (ainsi que celles, choisies, de mes confrères)...
"Jours de pèche en Patagonie" de Carlos Sorin. Mon avis : Oeuvre à la fois simple et complexe d'une humanité désarmante. La musique et les paysages de Patagonie apportent la touche nécessaire.
Critiques choisies : "En héritier du grand cinéma humaniste de jadis (...) Carlos Sorin filme une renaissance." [Télérama, Par Pierre Murat] et "compose une oeuvre délicate, subtile et chaleureuse, drame miniature aux accents universels." [Gaël Reyre, Les Fiches du Cinéma] "Son modeste, placide et joyeux voyage n'entend nous conduire (...) qu'aux émotions les plus simples." [Fabien Baumann, Positif] "La nature que le cinéaste donne parfois à contempler est d'une ascétique beauté, à peine adoucie par une superbe musique originale. (...) "Jours de pêche en Patagonie" s'impose, in extremis, comme la dernière très bonne surprise cinématographique de 2012." [Arnaud Schwartz, La Croix] "Il comptera parmi les dix plus grands films de 2012." [Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur]
"Les Bêtes du Sud Sauvage" de Benh Zeitlin. Mon avis : Une oeuvre qui vous enveloppe et ne vous lache plus. Critiques choisies : "Entre "Mad Max" et Terrence Malick, Benh Zeitlin bricole un cinéma qui à la fois montre la fin d'un monde et la résistance humaine." [Ollivier Pourriol, Marianne] "A travers les yeux d'une gavroche de Louisiane, magiquement incarnée par Quvenzhané Wallis, ces "Bêtes du Sud Sauvage" remettent, sans bondieuserie mais avec une poésie mystique saisissante, les pendules du monde à l'heure... de l'humanité." [Alain Spira, Paris Match] "Entre odyssée fantastique, fable naturaliste et film apocalyptique, le jeune cinéaste invite à une expérience cinématographique unique : choc visuel garanti (...) [Un] voyage émotionnel d'une intensité rare." [Barbara Théate, Le Journal du Dimanche] "Voici un univers de cinéma radicalement original, porté par une envie de raconter des choses fabuleuses. Comme le titre l'indique." [Frédéric Strauss, Télérama] "On est resté scotché du début à la fin face à cette genèse qui se mue en apocalypse." [Jean Roy, L'Humanité] "Les Bêtes du Sud sauvage" est une oeuvre hypnotique, une expérience sensorielle qui, mieux que de longs discours, parvient à transmettre quelque chose d'essentiel. Une leçon de vie à la portée universelle." Arnaud Schwartz, La Croix
"Au-delà des collines" de Cristian Mungiu. Mon avis : Envoutant. Tiré d'un fait divers atroce, Cristian Mungiu propose une fiction, un huis clos entre chronique sociale et lyrisme fantastique en forme de parabole, où l'obscurantisme religieux se frotte aux aberrations administratives, issues de l'ère Ceausescu. Son troisième film, Au-delà des collines, oppose ainsi une passion mystique à un amour profane, déclencheur d'une série d'événements, bientôt infestés par le surnaturel.
"Film d'épouvante autant que chronique vériste de la vie dans un monastère orthodoxe, Au-delà des collines déploie son sortilège, de plan en plan (...) A la folie du fait divers répond un film mesuré et rigoureux, parfaitement maîtrisé tant sur le plan de l'écriture que sur celui de la mise en scène. La picturalité des cadres, les sublimes clairs-obscurs où se loge la superstition, tapie comme une menace invisible, fondent l'ensemble dans une matière incandescente." Sandrine Marques, Le Monde
Autres critiques choisies : "Cristian Mungiu tisse une histoire d'amour et d'abandon qui met dos a dos l'intégrisme religieux et cinquante ans de communisme. (...) Justement primées au Festival de Cannes, deux actrices exceptionnelles, Cristma Flutur et Cosmma Straten, illuminent I'écran." [Jean-Luc Wachthausen, Le Figaroscope] "Rigueur de la mise en scène, tension de la narration (...) actrices incroyables (...) "Au-delà des collines" témoigne une fois encore du talent du cinéaste roumain." [Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles] Du grand art." [Jean Roy, L'Humanité] "Cristian Mungiu signe un film époustouflant (...) aux images très belles. (...) Ses cadres, ses lumières et l'incroyable force de ses longs plans-séquences (...) laissent le spectateur pantelant." [Arnaud Schwartz, La Croix]"Forme magnifique au naturalisme aiguisé, thème ambitieux singulièrement maîtrisé, "Au-delà des collines" (...) est un film magistral." [Damien Aubel, Transfuge] "Avec sa caméra qui lui sert de scalpel, le cinéaste dissèque, en scènes austères et intenses, et avec une sorte de rage froide, l'hypocrisie d'un pouvoir." [Pierre Murat, Télérama] "Avec ses longs plans-séquences et ses images d'une fascinante austérité, le cinéaste crucifie aussi bien un monde religieux proche de l'obscurantisme qu'une société vérolée par la peur de l'autre et l'indifférence." [Barbara Théate, Le Journal du Dimanche] "Cristian Mungiu entre dans les scènes, s'accroche aux personnages et crée, volontairement, une tension formelle à la limite de la suffocation. C'est perturbant, mais c'est du cinéma impressionnant.[ Eric Libiot, L'Express]"Cristian Mungiu prend son temps pour abattre toutes ses cartes. Jouant la montre et l'austérité (quitte à risquer le rejet du public), il emporte le morceau dans un final splendide." [Thomas Fouet, Les Fiches du Cinéma] "Cristian Mungiu est un homme qui sait parler des femmes, de l'intimité la plus secrète des femmes. (...) Mystérieusement, l'écho splendide et mortifère d'"Au-delà des collines" se refuse à nous abandonner."[Danièle Heymann, Marianne] "On est pris au coeur et aux tripes." [Caroline Vié, 20 Minutes] "Les actrices sont magnifiques, les images dignes de tableaux naturalistes." [Philippe Trétiack, Elle] "Cosmina Stratan et Cristina Flutur sont extraordinaires." [Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur]
"Mungiu confirme ici que sa Palme d'or avec "4 mois, 3 semaines et 2 jours" n'était pas un accident de parcours. Ce récit entre ésotérisme, exorcisme et lesbianisme confine à l'hypnotisme dérangeant et subtil." [Sandy Gillet, Ecran Large]
"Augustine" d'Alice Winocour Mon avis : Dans une réalisation subtile et naturaliste, on est envouté par le jeu délicat des comédiens formé par le duo Charcot/Augustine ajoutant le piment nécessaire à cette histoire authentique. Critiques choisies : "Quelle personnalité! A la fois gothique et moderne, ce film annonce la naissance d'une nouvelle cinéaste, Alice Winocour." [Christophe Carrière,L'Express] "Augustine" est un des films consacrés à la condition féminine les plus politiques et subtils que l'on ait vu depuis longtemps. [Simon Riaux, Ecran Large] "Les rapports de forces entre le médecin et la malade chargent le film d'une tension érotique et anxiogène, électrisée par un duo d'acteurs joliment complémentaires." [Aureliano Tonet, Le Monde] "Augustine" séduit par l'originalité de son sujet et la finesse du traitement de la relation entre Charcot et sa patiente la plus célèbre. Un premier long métrage élégant et subtil." [Iris Brey, Les Fiches du Cinéma]
- "Después de Lucia" de Michel Franco (Mexique/France). Alejandra, jeune collégienne, éxilée dans une autre ville mexicaine avec son père pour faire le deuil de la mère, est persécutée par ses camarades. Interprétation forte dans cette "exploration clinique de la violence" [Metro] magistralement scénarisée. Interdit aux moins de douze ans. Critiques choisies : "La jeune Alejandra dans l'enfer du harcèlement moral. Une belle leçon d'humanité." [Julien Welter, L'Express] "Tel quel, le film demeure étrangement opaque et persistant, une fable contemporaine qui agace les nerfs et laisse pantois grâce à un long dernier plan séquence particulièrement réaliste dans sa brutalité." [Didier Péron, Libération] "Drame profondément éprouvant, "Después de Lucía" n'en est pas moins d'une intelligence scénaristique et d'une qualité formelle rares." [Marguerite Debiesse, Les Fiches du Cinéma]
- "Ombline" de Stéphane Cazes qui évoque la maternité en prison avec Mélanie Thierry dans un rôle puissant. Un prochain César ?
- "The We and the I" de Michel Gondry qui évoque avec beaucoup de sensibilité un groupe d'adolescents américains.
Coup de coeur pour "Camille redouble" la comédie inventive et joyeusement nostalgique de et avec Noémie Lvovsky. Critique choisie : "Véritable boule d'énergie, Noémie Lvovsky emporte tout sur son passage. Même en minijupe, elle n'est jamais ridicule tant son personnage est touchant. Il y a beaucoup d'humour dans "Camille redouble" (...) On pleure, on rit ; c'est beau la vie chez Noémie Lvovsky."[Jean-Pierre Lacome, Le Journal du Dimanche]
La comédie canadienne de Philippe Falardeau, "Monsieur Lazhar", mettant en scène un professeur de collège menacé d'expulsion et soutenu par ses élèves.
. le chef d'oeuvre de l'animation japonaise, "Les Enfants Loups" de Mamoru Hosoda.
. l'excellent "A perdre la raison" de Joachim Lafosse avec Niels Arestrup, Tahar Rahim, Emilie Dequenne - Inspiré d'un fait divers sordide, ce film évoque la descente aux enfers de Murielle jouée par une touchante Emilie Dequenne, prise en étau par le couple du "Prophète" d'Audiard, Tahar Rahim et Niels Arestrup..
A remarquer aussi, "Annalisea", belle comédie adolescente toute en finesse de l'italien Pippo Mezzapesa (lire plus bas).
Annalisea de Pippo Mezzapesa. Critiques presse : "Annalisa" se situe à des lieues des comédies adolescentes où des post-acnéiques crétins se font dépuceler (...). Ce film envoûtant, au charme indéfinissable, est le bienvenu." [Gérard Biard, Charlie Hebdo] Dans les ardeurs solaires comme dans les ombres où naissent les grands secrets des coeurs, le conte universel fleurit avec la grâce toute simple des plantes sauvages que l'on perd l'habitude de regarder à force de les voir." [Noémie Luciani, Le Monde] "Avec un sens aigu du cadrage, en utilisant des teintes aussi chaudes et arides que les Pouilles, mais sans abus d'esthétisme, [le réalisateur] nous plonge avec tact dans ce mélange d'angoisse et d'espoir qui caractérise l'adolescence." [Alain Spira, Paris Match] "Bref, les cinéphiles devraient retenir son nom : Pippo Mezzapesa est un débutant rudement doué. [Pierre Murat, Télérama)
Une nouvelle vision "honorable" de "Jane Eyre"
A remarquer, "Gangs of Wasseypur- 1ère partie" de l'indien Anurag Kashyap : l'un des OVNI de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes (cinq heures au total), aux antipodes de Bollywood.
Et la version magnifiquement restaurée de "Lola" de Jacques Demy avec Anouk Aimé.

[coup de coeur] "Laurence
Anyways" de Xavier Dolan. Mon avis : Magnifiquement cadrée et
éclairée, une oeuvre à l’écriture originale interprétée avec justesse. Les
musiques apportent le tempo nécessaire à cette histoire d’amour particulière,
réalisée par un jeune cinéaste qui réapproprie à sa sauce les codes des grands
maîtres du 7eme art.
Ce n’est pas un film sur la transidentité – d’autres s’y sont
attelés avec beaucoup plus de talent – mais bien au-delà : sur l’acceptation et
l’amour.
Dans chacune de ses histoires d’amour, Xavier Dolan cherche surtout à toucher
l’universel, le désir d’être aimé(e) pour ce que l’on est. Encore une fois, le petit prodige québécois botte en touche.
A remarquer, "Historias", réalisé par la brésilienne Julia Murat : une oeuvre hors du temps qui questionne nos mémoires.
"Les Enfants de Belle Ville", une des premières oeuvres de l'iranien Asghar Farhadi,
auteur du plusieurs fois primé (Oscar, César) "Une séparation" qui prouve encore sa maîtrise de l'art de raconter des histoires émouvantes
. Un film surprenant qui mérite le détour, "The Island"
"The Island" : une petite histoire du couple
moderne. Révélé au Festival de Cannes 2009 avec Eastern
Plays, un remarquable premier long-métrage, Kamen
Kalev, cinéaste bulgare, est l'un des rares représentants d'une
cinématographie qui ne court pas les écrans internationaux. Son retour était
donc attendu, et le moins qu'on puisse dire est qu'il surprend. The Island est un film
culotté et incongru. A commencer par son casting, qui réunit une actrice française,
Laetitia Casta, et un acteur danois, Thure Lindhardt, dans une histoire qui
évoque l'égarement d'un couple en Bulgarie. (...) De l'hyper-intimité
cinématographique à son dévoiement spectaculaire, de la beauté mélancolique à la
hideur voyeuriste, le film évoque une sorte d'histoire du désir contemporain à
travers sa représentation, qui pourrait ironiquement s'intituler : "Séparés au
cinéma, réunis à la télé". Une histoire bien improbable, mais si audacieuse
qu'elle vaut le détour." Jacques Mandelbaum, Le
Monde
Le retour de Leos
Carax au volant de son étrange et envoutant "Holy Motors" dans un voyage au bout de
la nuit. Une écriture très originale autour nos vies et qui nous transporte !
A remarquer, "Summertime" de Matthew Gordon : une oeuvre humaniste dans la lignée
de Terrence Malik. Une belle découverte !
A remarquer...
. "Faust" d'Alexandre Sokourov.
. "Trishna" de Michael Winterbottom (Un enchantement)
. Le "Journal de France" de Raymond Depardon, documentaire de et avec Claudine Nougaret : un voyage dans le temps, filmé comme un journal à travers la France. Claudine Nougaret retrouve des bouts de films inédits que Raymond Depardon garde précieusement: ses débuts à la caméra, ses reportages autour du monde, des bribes de leur mémoire, de notre histoire.
. le très beau film de l'italien Andrea Segre : "La Petite Venise"

"Marley"
le documentaire de Kevin Macdonald. Mon avis :
L'homme, l'artiste : ses lumières et ses ombres. Passionnant. Critiques choisies : "Au long de ce film
imposant et passionnant, le cinéaste britannique Kevin MacDonald donne une
réalité humaine à Robert Nesta Marley (...). MacDonald marche sur les traces de
Martin Scorsese." [Thomas Sotinel, Le
Monde] "Grâce à ce documentaire électrisant, vous allez découvrir l'individu
qui se cache sous les dreadlocks (...) Une façon de garder la tête froide face à
l'écrasante légende, de mettre en évidence la complexité et les côtés moins
reluisants de l'homme (ses contradictions politiques, son austérité, ses
infidélités)." [Barbara Théate, Le
journal du Dimanche]
A remarquer, "la bombe féministe" : "Les
Femmes du Bus 678" de l'égyptien Mohamed Diab.
"Sur la route" de Walter Salles (photo), en compétition au Festival de
Cannes mais qui risque de décevoir les lecteurs du livre de Kerouak.
A remarquer"De rouille et d'os", le
dernier film de Jacques Audiard - ça dérouillle, effectivement !
et la comédie "Chercher le garçon" de Dorothée Sebbagh avec une comédienne pleine de fraîcheur, Sophie Cattani, dans un jeu de coeur à prendre.
. Johnny Depp dans "Dark Shadows" de Tim Burton, qui réunit aussi Eva
Green et Michelle Pfeiffer : une comédie autour d'un vampire bien sympathique !
"Margin Call" ou la dernière nuit avant
l'effondrement de Wall Street. Coup de coeur.
[coup de coeur] "Margin Call" de J.C. Chandor Mon avis : On est tout investis
par ce thriller financier très bien écrit et joué. Banco ! Critiques
choisies : "Sous l'influence de Stanley Kubrick, une nuit dans le cerveau
malade d'une banque d'investissement, en 2008, aux prémices de la crise.
Vertigineux." [Aureliano Tonet, Le
Monde] Le premier film [de J.C. Chandor],
"Margin Call", est un bijou d'écriture parvenant à rendre passionnants les coups
bas d'une bande de traders de Wall Street le temps d'une nuit avant le krach de
2008." [Caroline Vié, 20
Minutes] J.C. Chandor orchestre de façon clinique un
passionnant thriller financier quasiment en huis clos, et offre une plongée dans
l'univers des requins de la finance." [Barbara Théate, Le
Journal du Dimanche] En bref, "un film remarquablement écrit, interprété et
mis en scène" [Serge Kaganski, Les
Inrockuptibles]
"Barbara"
de Christian Petzold. Mon avis : Drame au temps de
l'Allemagne de l'Est évitant le manichéisme propre au sujet interprétés par
des comédiens convaincants. Critiques choisies
:"Deux beaux portraits d'êtres humains s'ébauchent ici, souteus par le talent de
leurs interprètes." [Dominique Widemann, L'Humanité] "La qualité du film
de Petzold repose sur l'équilibre créé entre les deux forces qui le traversent,
l'amour et le politique. Le cinéaste apporte à son sujet une intelligence qui
tranche avec la masse des films consacrés à l'Allemagne de l'Est, dont la
commune mesure est le manichéisme et la moquerie facile." [Jean-Baptiste Morain,
Les Inrockuptibles] "À première
vue pas franchement emballant, le film vient pourtant peu à peu cueillir le
spectateur, par l'intelligence et la cohérence des moyens qu'il déploie."
[Julien Marsa, Critikat.com]
"L'Enfant d'en-haut" sous les traits de Léa Seydoux et du jeune garçon qui l'escorte.
"Nana" de Valérie Massadian : Une oeuvre épure de 68 minutes renvoyant aux peurs de l'enfance et qu'on regarde comme un échappement. Critiques choisies : "Nana est un conte à la fois innocent dans sa capacité à capter la naissa...nce et la lumière d’une personne en milieu naturel, et aussi cruel par sa capacité à saisir l’obscurité d’un monde hanté par la mort." [Quentin Mével, Médiapart]"Une petite soeur de la "Ponette" de Jacques Doillon, attachée avec le plus grand sérieux à occuper sa solitude. Un film très personnel, qui invente un drôle de ton, entre Grimm et Depardon." [Cécile Mury, Télérama]
La Terre outragée" de Michale Boganim qui évoque
la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (lire plus bas)
"La Terre outragée" de
Michale
Boganim Mon avis : Une oeuvre
entre documentaire et réalisme romantique qui fera
date. Critiques choisies : "De façon
étonnante et sans doute involontaire, le réalisme précis de ce film offre même
un écho profond aux plus grands films fantastiques ou d'horreur." [Florent
Guézenguar, Cahiers
du Cinéma] "Cette manière d'englober dans un même geste le passé, le
présent, et le futur n'est pas la moindre des qualités de ce film romantique et
tragique, qui a un sens aigu du détail juste et saisissant." [Vincent Ostria, Les
Inrockuptibles] "La Terre outragée"est un film au registre singulier, qui ne
cherche pas à faire le récit spectaculaire d'une catastrophe (...). Michale
Boganim signe une oeuvre forte et surprenante." [Arnaud Schwartz, La
Croix]

"Les Adieux à la reine" de
Benoît Jacquot.
Mon avis : Beaux portraits de personnages pris dans les
basculements de l'Histoire. Critiques choisies : "Benoît
Jacquot s'empare de Marie-Antoinette et de Versailles dans une oeuvre très
belle, très chère, vibrante et sensuelle, captant avec une incroyable intensité
le basculement d'un monde. Disons-le d'emblée : "Les Adieux à la reine" est un
film virtuose et majestueux." [Arnaud Schwartz, La
Croix] "Benoit Jacquot n'a pas son pareil pour transformer en spectacle
palpitant et gracieux ce petit théâtre machiavélique du désir et de ses détours.
Il réussit cette fois à le projeter dans un paysage tout aussi chaotique mais
plus ample. La collision est fracassante." [Jean-Marc Lalanne, Les
Inrockuptibles] "Parfaite "Apollonide", rose sur un tas de fumier et reine
du royaume en tête d'une distribution en or, Léa Seydoux possède cette carnation
pâle des filles en fleurs, filmée amoureusement par Benoît Jacquot. Grâce à
elle, il signe l'un de ses plus beaux films." [Romain Le Vern, Excessif]
"Un chef-d'oeuvre. (...) Le film est passionnant parce qu'il saisit le mouvement
de l'Histoire en lui collant aux chausses sans faire de lyrisme pompeux. (...)
Le film est touchant parce que tous les comédiens (Seydoux, Kruger, Ledoyen,
Beauvois...) y sont à leur juste place. Une merveille" [Eric Libiot, L'Express]
"
. 38 Témoins" de Lucas Belvaux. Un drame de l'indifférence ordinaire, tiré d'un fait divers
réel aux Etats-Unis, dans les années 1960." Efficacement noir quoique quelque peu surjoué."
. Le Paradis des bêtes" d'Estelle Larrivaz. Pour savoir ce qu'est un "pervers narcissique".
. "Terraferma" d'Emanuele Crialese. Drame d'une famille de pécheurs de l'Ile de Lampedusa qui vient au secours de réfugiés africains. Utile sans être moralisateur.
. Le magistral "Elena" d'Andrei Zviaguintsev. "Zviaguintsev devient l'égal des plus grands avec ce conte noir, aiguisé comme un scalpel, où il dissèque un crime de classe dans un pays qui ne sait même plus ce que c'est." [Pierre Murat, Télérama] "Sublime et terrifiant." [Françoise Delbecq, Elle]
. Le drame "
Possessions" d'Eric Guirado tiré d'un faits divers. Le réalisateur serait t-il le nouveau "Chabrol des prolos" ?
. La comédie "
Hasta la vista" du belge Geoffrey Enthoven autour de
trois garçons handicapés qui décident, seuls, de "se faire la belle" en Espagne. Dans la lignée de "Intouchables", un film qui vous scotchera à votre fauteuil ! Pour votre plaisir.

"
Albert Nobbs" de
Rodrigo Garcia avec
Glenn Close.
Au XIXème siècle, dans l’Irlande en proie à de terribles difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d’Albert Nobbs, en tant que majordome. Mon avis : Un histoire qu'on pourrait transposer malheureusement aujourd'hui mais avec quelques variantes. Interprétation magistrale de Glenn Close. Critiques choisies : "Drame ou comédie ? Le réalisateur hésite sans jouer à fond la carte de l'étrangeté propre à l'histoire. Heureusement, Glenn Close y est incroyable." [Julien Welter, L'Express] [Le résultat se révèle être à la hauteur du travail accompli : brillant. (...) [Glenn Close] trouve certainement avec "Albert Nobbs", personnage "travesti", l'un de ses plus beaux rôles" [Gilles Botineau, Excessif] "Sous le masque cireux que s'est fait Glenn Close, les émotions finissent par affleurer. On n'attendait pas autant de nuances, de délicatesse, d'une actrice qui a parfois versé dans l'excès." [Thomas Sotinel, Le Monde] "L'intelligence du propos, la mise en scène méticuleuse et l'interprétation stupéfiante de Glenn Close font d'"Albert Nobbs" une très belle réussite." [Arnaud Schwartz, La Croix]
"
Oslo 31 août" du norvégien Joachim Trier dont
les critiques disent tout le bien :
"Joachim Trier signe une évocation sensible d'une génération angoissée" [
Julien Gester, Libération] ]"
Oslo, 31 août" a le charme viscéral des oeuvres évoquant les impasses de l'existence." [
Alexis Campion, Le Journal du Dimanche].
Un film qui parle d'une jeunesse perdue qui vous fera peut-être froid dans le dos.
"
Bovines ou la vraie vie des Vaches",
un ovni cinématographique. Dans ce documentaire de 65 minutes réalisé par Emmanuel Gras, vous ne voyez que des vaches (et quelquefois des veaux dont un en train de naître : émouvant), pas de dialogue, juste le bruit du vent, de la pluie, de l'herbe. Et bien sûr le meuglement des vaches (à vous fendre le coeur quand on les voit embarquer leurs "petits" dans des camions pour on imagine où...).
Une poésie - quelquefois comique - au ras des paquerettes mais, après à peine plus d'une heure de projection, nous rend moins... bêtes ! Allez y : c'est VACHEMENT BIEN et ça vous fera un effet BOEUF ! Et je le VEAU bien, non ? Lire l'article du Monde
"La Désintégration" de Philippe Faucon, "le film qui répond à Claude Guéant" écrit le critique Jacques Mandelbaum du journal le Monde. Un film fort qui devrait réveiller les consciences assoupies.
Plus romantique, je vous recommande aussi le premier film d'un jeune italien Valerio Mieli : "10 hivers à Venise" : une oeuvre où l'on voyage dans les coeurs de personnages très bien joués. Et ça fait du bien !
. "La Taupe" avec Gary Oldman, film d'espionnage en pleine guerre froide d'après un roman de John Le Carré (par ailleurs producteur éxécutif du film), un polar qui ne permet pas de pause. Alambiqué comme un bonne Wodka glacée !Jetez-vous aussi sur l'oeuvre de Thierry Binisti, "Une bouteille à la mer".
. L'attachant "Detachment", l'oeuvre philosophique de Tony Kaye avec l'excellent Adrien Brody ("
Le Pianiste").
Lire plus bas
- "
Another Happy Day" de Sam Levinson (ce film a reçu le
Prix du Scénario au Festival de Sundance 2011)
Pour les plus averti(e)s, on peut conseiller de suivre Juliette Binoche en journaliste dans un grand magazine féminin enquêtant sur la prostitution estudiantine dans "
Elles" de Malgorzata Szumowska (
lire plus bas).
And last, but not the least,
je recommande vivement
****"
Sur la planche",
"le 'A bout de souffle' de quatre rebelles" mis à éxécution par Leïla Kilani, jeune et prometteuse réalisatrice marocaine. Cette oeuvre forte, dérangeante marie le tumulte et la vie avec la rage et la passion de la jeunesse. Le film a été présenté dans de très nombreux festivals (Cannes, San Sebastian, Paris Cinéma (
Prix du Jury Mention Spéciale), Taormina (Italie:
Meilleur Film, Meilleure réalisatrice, prix d'Interprétations Féminines).
Critiques choisies : "Leïla Kilani fonce tête baissée dans une sorte de chaos vital d'où peu de films reviendraient indemnes. Que "Sur la planche" produise un geste d'un tel éclat et d'une telle radicalité à l'heure des grands changements que l'on sait en fait assurément un des films-étalons – au sens le plus sauvage du terme – du jeune cinéma arabe." [Vincent Malausa, Cahiers du Cinéma] "Dans un style qui rappelle, sur mode mineur, le cinéma des frères Dardenne, "Sur la planche", âpre, singulier et porté par de jeunes actrices sidérantes de vitalité, s'impose comme l'une des belles surprises du moment. À découvrir." [Olivier de Bruyn, Le Point]
***"
Detachment" de Tony Kaye.
Critiques choisies : "Detachment" raconte l'enseignement, la transmission, le mal-être, le désespoir même, avec un tact hors du commun. Et avec Adrien Brody, James Caan, Marcia Gay Harden, acteurs premiers de la classe, eux." [Christophe Carrière, L'Express] "Une oeuvre noire, sombre, qui laisse sur le flanc. Une histoire jalonnée de réflexions existentielles. Le tout filmé avec un mouvement étrangement instable et des compositions très picturales. Tony Kaye interroge un monde au bord de la disparition." [Isabelle Curtet-Poulner, Marianne] "Adrien Brody n'avait pas été aussi bon depuis Le Pianiste. (...) Il n'y a plus attachant que ce "Detachment" [Emmanuèle Frois, Le Figaroscope]*"Elles" de Malgorzata Szumowska . Mon avis : Les interprètes sauvent cet opus féministe au traitement quelque peu manichéen. Critiques choisies : "La soumission volontaire est le grand sujet qui hante ce film profondément féministe." [Gérard Lefort, Libération] "La réalisatrice polonaise Malgoska Szumowska s'attaque au sujet rebattu de la prostitution avec un aplomb étonnant" [Frédéric Strauss, Télérama] "On évolue ici dans le porno soft, tendance pseudo-intello. Bonnes comédiennes, Anaïs Demoustier et Joanna Kulig s'y collent sous l'oeil incrédule de Juliette Binoche" [Jean-Luc Wachthausen, Le Figaroscope] En résumé : "Une interprétation vibrante, une plongée en eaux troubles, un beau film, inattendu et sombre" [Florence Colombani, Le Point]
"Sport de filles" de Patricia Mazuy avec Marina Hands : une oeuvre bien montée, physique, âpre, sensuelle et magnifiquement interprétée. Si la thérapie du
Dr Robert Downey Jr avec sa suite des
aventures de Sherlock Holmes avec Jude Law (le premier opus, avec des plans de moins d'une seconde, m'a rendu epileptique !) ne vous sied pas, et si
l'Expresso hawaïen bien servi par George Clooney dans la comédie douce amère de Alexander Payne "
The Descendants" (lire plus bas) ne vous tente pas, je vous recommanderais peut-être un "
Café de Flore" en compagnie de Vanessa Paradis dans un rôle aussi à contre emploi mis en scène par le "
C.R.A.Z.Y" réalisateur Jean-Marc Vallée.
A moins que vous ne préfériez cavaler avec Marina Hands avec son "
Sport de filles" guidé par la réalisatrice Patricia Mazuy :
une oeuvre bien montée, physique, âpre, sensuelle et magnifiquement interprétée (lire plus bas les critiques choisies)
Sinon, je vous proposerais bien de vous envoler avec Sandrine Kiberlain dans L'Oiseau le troisième long métrage d'Yves Caumon : "Une belle histoire de résurrection" (Jacques Mandelbaum, Le Monde). "Dans "L'oiseau", le trop rare Yves Caumon (...) dresse avec une infinie délicatesse le portrait d'une héroïne fragile, fâchée avec la vie et la socialisation. (...) Dans un registre intime et ténu, un film qui mérite vraiment d'être découvert." [Olivier de Bruyn, Le Point]
Enfin, si ne l'avez pas encore vu, "
The Artist",
le film muet - mais Ô combien parlant si bien du cinéma d'avant; un de mes COUPS de COEUR ! - avec notre Jean Dujardin national,
couronné par trois Golden Globes et nominé pour 10 Oscars, ressort en salles.
"Sport de filles" de Patricia Mazuy. Critiques choisies : "Une histoire solide portée par des acteurs convaincants parmi lesquels, inattendue dans cet univers, Josiane Balasko." [Pierre Vavasseur, Le Parisien] "Patricia Mazuy, cinéaste pas vraiment connue - trop ambitieuse, trop exigeante - a le don de rendre sensible, par la mise en scène, les péripéties" [Pierre Murat, Télérama] et "filme avec une incisive justesse l'incapacité de ses deux êtres à communiquer, à exister d'une certaine façon, leur passion finissant presque par les entraver" [Sophie Wittmer, Excessif] "À travers ce portrait d'une femme farouche et obstinée et de son obsession, le dressage (discipline complexe et très cinégénique), Patricia Mazuy métamorphose un récit qui aurait pu sombrer dans le cliché en une relecture de la lutte des classes." [ Pierre-Simon Gutman, Les Fiches du Cinéma] "Sport de filles" se révèle ainsi un film merveilleux, qui fonde sa morale, comme les vieux westerns, sur l'action des personnages, sans prétendre nous donner de leçons." [Jacques Mandelbaum, Le Monde]
"The Descendants" de Alexander Payne. Mon avis : Larmes et sourires au pays des youkoulélés, Georges Clooney nous sert ici un expresso doux-amer. Et on boit à satiété. Critiques choisies : "The Descendants" est une tragi-comédie douce-amère réussie." [Olivier Delcroix, Le Figaroscope] au "scénario sans surprise mais l'interprétation d'ensemble de bonne tenue et la mise en scène par petite touche façon pointillisme donne corps à un film attachant et souvent assez juste.[Sandy Gillet, Ecran Large] "Tout en saluant le mérite d'Alexander Payne, son goût des personnages complexes, son usage de l'ironie comme une pudeur, il faut bien reconnaître que c'est la présence de George Clooney qui fait office de signature du film. "The Descendants", c'est lui" [Aurélien Ferenczi, Télérama] En résumé : "Le Golden Globe du meilleur drame se supporte, presque sans douleur." [Louda Ben Salah, Libération]
. "Ici-bas", l"histoire renversante, digne des abîmes de l'Occupation reconstituée par le cinéaste français Jean-Pierre Denis. Les acteurs sont formidables ! L'histoire : A Thiviers, au coeur du Périgord, en 1943, une jeune religieuse, Soeur Philomène, tombe amoureuse d'un aumônier engagé dans la Résistance. Leur passion fait reculer l'homme, mais exalte la jeune femme. Le dénouement est tragique...Critiques choisies : "Une interprétation d'actrice remarquable. Signée Portal, la belle musique sombre pour clarinette, violoncelle et piano scande la lutte entre l'ordre et le chaos." [Eithne O'neill, Positif] "Aridité du sujet et sobriété de la mise en scène (on peut regretter une trop grande distance) : l'ombre de Pialat de "Sous le soleil de Satan" plane sur cette description d'un double chemin de croix qui finit mal."[Christophe Narbonne, Première]
Peut-être à voir aussi..."Le Printemps de Téhéran" : "Montage d'images clandestines glanées sur Internet, d'entretiens et de séquences animées en motion comic (sorte de bande dessinée en mouvement) à partir de scènes jouées par des acteurs, il construit en mosaïque un unique récit : l'histoire d'une révolution". "Un vrai travail de cinéma, sérieux, imaginatif et efficace." [Pamela Pianezza, Première]En attendant de vous en dire plus, voir ici le résumé des films sortis en salles cette semaine-là sur le site du Monde.
Toujours en salles et recommandés..."J. Edgar" de Clint Eastwood qui retient notre attention. Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie. Mon avis : Tel son personnage, Leonardo Di Caprio est 'omniprésent' dans cette réalisation d'envergure qui peut lasser par ses aspects psychologisants. Critiques choisies : "J. Edgar" est une réussite, un film tourmenté et fascinant surgi des replis les plus ténébreux de l'histoire et de la psyché américaines." [Thomas Sotinel, Le Monde] "Ce qui occupe [le film], c'est le ressort psychologique : comment un secret personnel (l'homosexualité) (...) produit chez un homme la folie d'archiver tous les secrets des autres. (...) La beauté de "J. Edgar" est d'être plus ambivalent que sa thèse assez schématique." [Jean-Marc Lalanne, Les Inrockuptibles]"J. Edgar" est un grand film, le réveil éclatant d'un cinéaste" [Jean-Baptiste Thoret, Charlie Hebdo]
Je recommande aussi...
"El Gusto" de Safinez Bousbia. Mon avis : On se laisse émouvoir pas ses papys réunis autour du chaâbi ! Critiques choisies : "Le destin passionnant d'une poignée d'hommes. Entre bonne humeur et bouffées de nostalgie" [Eric Mandel, Le Journal du Dimanche] "L'histoire est belle, sans doute plus que le film lui-même, un peu appliqué." [Thomas Sotinel, Le Monde] mais "la musique chaâbi renaît, (...) toujours aussi belle" [Héléna Villovitch, Elle] Toutefois, "là où Wim Wenders faisait résonner le son de La Havane dans chaque image, Safinez Bousbia (...) retrace davantage l'aventure humaine (...) Un bel hommage au chaâbi, blues arabo-andalou aux accents cosmopolites des quartiers populaires." [Anne Berthod,Télérama]
ainsi que..."Les Nouveaux chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat Mon avis : Accusation à charges argumentée et quelquefois cocasse. Pour ne pas être informé(e) idiot. Critiques choisies : "Archives à l'appui, Gilles Balbastre et Yannick Kergoat mettent les pieds dans le PAF. En démontrant la connivence entre marché, politique et médias, le spectacle – jubilatoire - donne froid dans le dos." [Thierry Cheze, Studio Ciné Live] "Un documentaire féroce et drôle, qui veut aussi secouer notre sens critique. C'est fait." [Danielle Attali,Le Journal du Dimanche] "Tordante et parfaitement rythmée, l'adaptation ciné du livre donne tout de même l'impression d'arriver un peu après la bataille. N'empêche : le film se sirote sans soif et fait office de salvatrice piqûre de rappel." [François Grelet, Première] "Depuis Guy Debord et Pierre Bourdieu, la critique des médias est un exercice presque banal, mais ce film lui redonne un sacré coup de fouet. A ce jeu de massacre salutaire, on aurait souhaité que les jeunes générations soient autant visées que les vieux de la vieille." [Mathilde Blottière,Télérama]
"La Colline aux Coquelicots" de Goro Miyazaki. Mon avis : On peut se rendre sur cette colline bien construite mais, pour Miyazaki fils, les fleurs de la folle création ont encore du mal à éclore".Critiques choisies : "En s'adressant à un public adolescent, Goro Miyazaki tente de se démarquer de son célèbre père Hayao Miyazaki, avec cette histoire nostalgique (...). Mission en partie réussie." [Emmanuelle Frois, Le Figaroscope] "Venue du studio Ghibli de Hayao Miyazaki, mais qui, selon l'humeur, est joliment naïf ou gentiment niaiseux." [Eric Libiot, L'Express] "Cette "Colline aux coquelicots", ode à la solidarité et aux plaisirs de la vie" [Caroline Vié, 20 Minutes] "ne manque pas de charme, mais souffre d'une animation un brin paresseuse et d'un certain manque de rythme" [Florence Colombani, Le Point ] "Plus que les tribulations des jeunes personnages sans consistance, c'est [le] luxe de détails qui permet à "La Colline aux coquelicots" de passer l'écran." [Thomas Sotinel, Le Monde] "Manquent seulement la folle poésie, les monstres et les merveilles des oeuvres de Miyazaki père" [Cécile Muryn, Télérama] "Que ce soit en termes de narration ou d'animation, Goro a encore besoin de s'exercer. Mais l'avantage, c'est que par la suite il ne peut que mieux faire" [Romain Le Vern, Excessif]
COUP de COEUR pour "Louise Wimmer" de Cyril Mennegun. Mon avis : Corinne Masiero donne chair à ce personnage enfermé dans la précarité. Le réalisateur, issu du documentaire, traite son sujet avec justesse et sans larmoyance à la manière d'un Cassavetes. Critiques choisies : "Dans la peau de cette Louise à la fois si tragique et tellement admirable dans son combat solitaire, Corinne Masiero fait une entrée remarquée." [Alexis Campion, Le Journal du Dimanche] "Le réalisateur accorde à cette "Misérable des temps modernes" la dimension d'une vraie héroïne de cinéma, et l'on n'oubliera pas de si tôt cette "Louise Wimmer" d'une dignité inaltérable." [Le Point] "Porté par une actrice formidable (Corinne Masiero), "Louise Wimmer" dégage sa force de son honnêteté permanente (...). Le sourire de la fin est à lui seul un bonheur de cinéma." [Pierre Vavasseur, Le Parisien]
LIRE aussi... « Louise Wimmer », sublime paria par Aurélie Champagne, RUE89.
Egalement...
"Une vie meilleure' de Cédric Kahn. Mon avis : Une oeuvre de bonne facture avec des comédien(ne)s très investi(e)s ! Critiques choisies : "Après le survival amoureux, le survival économique. (...) Un film factuel, sans fioritures dramatiques, qui ne peut que nous interpeller." [Christophe Narbonne, Première] [Un] cinglant portrait de la France de cette fin de septennat sarkozyste [Elise Domenach, Positif] "servi par un trio d'acteurs — avec le petit garçon — vraiment exceptionnels." [Pierre Vavasseur, Le Parisien] mais qui "souffre de petites maladresses d'écriture dont l'accumulation devient gênante, de quelques longueurs dommageables, mais ces défauts n'entament pas la substance de ce film poignant et généreux." [Arnaud Schwartz, La Croix]et toujours en salles...
"Ne nous soumets pas à la tentation" de Cheyenne Carron. Mon avis : (D)étonnant par sa construction, ce thriller réalisé par une jeune réalisatrice prometteuse mérite, justement, que vous succombiez à cette tentation pour cette histoire d'adultère pas ordinaire. Critiques choisies : "Un drame familial amoral mené comme un thriller par des acteurs investis." [Alain Spira, Paris Match] "La jeune réalisatrice Cheyenne Carron semble plonger dans une énième histoire d'adultère dans "Ne nous soumets pas à la tentation". Son traitement, montrant successivement le point de vue de chaque personnage, étonne, puis fait finalement mouche." [Caroline Vié, 20 Minutes] "Souffrant de son manque de moyens, "Ne nous soumets pas à la tentation" réussit malgré tout à déployer une intrigue classique mais assez palpitante, servie par des comédiens convaincants." [François Barge-Prieur, Les Fiches du Cinéma] "Un film intéressant, baigné par la sensibilité de son regard, celui d'une femme et d'une cinéaste courageuse, qui s'est battue pour mener ce projet (...). Une initiative qui mérite d'être saluée, une réalisatrice qui mérite d'être soutenue." [Sophie Wittmer, Excessif]
On peut voir...
"Bruegel, le moulin et la croix" de Lech Majewski. Mon avis : Si vous ne décrochez pas du tableau, vous apprécierez cette leçon d'histoires cruelles mais si bien magnifiées par la palette cinématographique de Lech Majewski qui a réalisé ici une oeuvre originale déjà remarquée dans les festivals. Critiques choisies : "L'adaptation d'une oeuvre picturale à l'écran. Genre délicat s'il en est, au croisement des arts, il est souvent porté par une ambition forte, parfois démesurée, esthétiquement totalitaire" [Noémie Luciani, Le Monde] "Mélange de prises de vues réelles, d'imagerie de synthèse et de 3D, le film est d'une beauté plastique indéniable" [Mathilde Blottière, Télérama] "La démarche de Lech Majewski est originale et expérimentale. Et parfois austère. Pourtant, il ne faut pas hésiter à s'abandonner à ce voyage" [Emmanuelle Giuliani, La Croix], "magistrale plongée cinématographique [qui] nous emmène au coeur même d'un chef-d'oeuvre de la peinture." [Dominique Widemann, L'Humanité]
"Let My People Go !" de Mikael Buch. Mon avis : Programmer entre les fêtes cette comédie gentiment "queer" qui manie le chaud et froid avec talent est peut-être une bonne idée. Mais attention toutefois aux courants d'airs connus qui nuisent à la crédibilité de cette histoire qui se laisse toutefois raconter. Critiques choisies : "Une comédie enlevée sur la crise existentielle d'un jeune Juif homosexuel, interprété avec panache par le rayonnant Nicolas Maury." [Romain Blondeau, Les Inrockuptibles] "Le résultat, un peu bancal, n'en est pas moins attachant, ne serait-ce que pour le vent frais, gentiment queer, qu'il fait souffler dans la comédie française." [Isabelle Regnier, Le Monde] Cette comédie familiale (...) parvient pourtant à charmer par sa facture burlesque et intemporelle toute assumée." [Alexis Campion, Le Journal du Dimanche]
et une curiosité...
"Augustine" (43mn) par Jean-Claude Monod, Jean-Christophe Valtat.
1875. Augustine, une jeune fille atteinte d'hystérie, arrive à l'hôpital de la Salpêtrière. Elle devient vite le modèle favori du nouveau laboratoire de photographie et la patiente du professeur Charcot. Peu à peu, elle échappe au contrôle des médecins. Critiques choisies : "Une oeuvre aussi élémentaire que précise, aussi allusive que circonstanciée, qui associe idéalement l'absurdité mécanique du processus scientifique et un impressionnisme enfiévré." [Vincent Ostria, Les Inrockuptibles] "Un splendide travail sur le noir
et blanc ; une mise en scène dont le sobre lyrisme le dispute à l'intensité du sujet." [Vincent Ostria, L'Humanité].
"
A Dangerous Method" de
David Cronenberg : Triolisme psychanalytique et sexuelle entre Freud, Jung et sa patiente "hystérique" devenue sa maîtresse. Malgré des dialogues quelques peu prises de tête, on se laisse toutefois aller dans le cabinet de Cronenberg grace à la cure proposée par le Dr Gross alias Vincent Cassel ! Après cette séance, vous en sortirez guéri(e)... des psys !"
Le Havre"
d'Aki Kaurismäki : Poétique jusqu'à l'absurbe, ce cinéma-là ne fait pas de mal. Bien au contraire. Laissez-vous donc embarquer pour 1H30 d'humanisme bon enfant. Critiques choisies : "Fable aussi résolument utopique que délicieusement irréaliste" [Danièle Heymann, Marianne] On retrouve dans "Le Havre" l'essence du cinéma du Aki Kaurismaki : personnages touchants, absurdité existentielle et sens très aigu de la composition des images." [Romain Le Vern, ExcessifTélérama] "Un hommage au cinéma de Carné période Prévert mâtiné d'un humour qui puise son inspiration du côté de Tati. Un joli bout de cinéma." [Sandy Gillet, Ecran Large] "Le Havre est un film qui redonne du courage, un conte de Noël parfait, que l'on recommande vivement aux grands comme aux petits spectateurs." [Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles]
[COUP de COEUR]"Hugo Cabret" le dernier opus de Martin Scorsese, un hommage au cinéma plein de poésie et riches d'inventions, l'hommage du "maître" au cinéma des origines vous emporte jusqu'au fin fond de nos souvenirs d'enfants. Critiques choisies : "On est médusés, bluffés, estomaqués. Par la beauté des images, l'ingéniosité du scénario, la mise en scène... (...) L'hommage de Martin Scorsese à Georges Méliès (...) vaut toutes les lettres d'amour au septième art." [Françoise Delbecq, Elle] "Hugo Cabret" est un film accessible à tout âge, riche de multiples thèmes évoqués (...). Il offre à Martin Scorsese l'occasion d'un formidable hommage au cinéma." [Arnaud Schwartz, La Croix] "Hugo Cabret" est le plus beau conte de Noël qui ait été donné à voir depuis "La vie est belle" (1946), de Frank Capra." [Isabelle Regnier, Le Monde]
. "Oh My God !" de Tanya Wexler : Cette comédie "so british", située à l'ère Victorienne, va droit au b[o]ut. Et marque des poin(t/g)s sur la libération féminine. Jouïssif en diable !
. "17 Filles" de Delphine et Muriel Coulin : Ces filles-là nous annoncent une renaissance d'un certain cinéma français, basé sur plus de vérité scénaristique et joué par des comédien-ne-s hors des clichés de la starlette. Une belle découverte. Critiques choisies: "17 Filles" est un récit filmé à hauteur d'adolescence dans lequel il puise toute sa vérité sans cesser de paraître une oeuvre de fiction. Les actrices sont remarquables, véritablement concernées par cette fièvre maternelle." [Pierre Vavasseur, Le Parisien] "Delphine et Muriel Coulin, deux soeurs issues du documentaire, elles, ont fait un film. Leur premier bébé. Une vraie réussite. On leur en souhaite beaucoup d'autres." [Jean-Marc Lalanne, Les Inrockuptibles] EN SAVOIR PLUS
. « Carnage » de Roman Polanski : Un huis-clos avec deux couples autour des conséquences de la bagarre de leurs gamins qui révèle, l'alcool aidant, la nature intrinsèque de la nature humaine. Savoureux..
« Shame » de Steve McQueen : N'ayez pas honte d'aller voir cette oeuvre pudique qui déshabille ! Critique choisie : "Ultramoderne solitude. Le jeune Steve McQueen filme l’addiction sexuelle et la tristesse de la chair avec une élégance sans faille [et] cette extrême, cette interne solitude dans un New York froid et nocturne. Un film magnifique où l’on retrouve Michael Fassbender et Carey Mulligan. " [Danièle Heymann, Marianne)
"
Americano"
de Mathieu Demy (1h45)
Road-movie introspectif, mémoriel entre une Californie d'exil et un Mexique létifère. C'est bien filmé, bien joué (Salma Hayek émouvante en prostituée mexicaine). Le fils de Jacques Demy et d'Agnès Varda gagne ainsi ses gallons de réalisateur dans un style très personnel qui ne manque pas de charme.
"The Lady" de Luc Besson
Un mélo à la Besson avec une Michel Yeoh qui incarne admirablement, "gémelliquement" la militante birmane, Prix Nobel de la Paix, mère courage et aimante dans un pays qui n'est pourtant pas imaginaire. Le créateur des "Minimoys" n'était pas le mieux placé pour traiter de ce sujet encore très sensible mais bon... au moins, le cinéma peut aider à faire connaître ce pays "exotique" peu traité par les médias français. POUR EN SAVOIR PLUS sur la BIRMANIE (sur mon blog "Notre raison d'être") Critiques choisies : "Luc Besson place sa caméra du côté de l'intime. (...) Une grande histoire rendue possible par la force de l'amour." [Florence Ben Sadoun, Elle] "Du spectacle mais pas d'esbroufe, de l'émotion mais contenue par la dignité et le détachement de la Dame. Un exercice d'admiration réussi." [Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaroscope] "L'angle choisi s'avère immédiatement payant sur le plan émotionnel. Mais (...) Luc Besson prend le risque de renvoyer au second plan la lutte politique contre le régime et pour la liberté." [Arnaud Schwartz, La Croix] "La singularité du combat d'Aung San Suu Kyi et sa détermination inflexible l'ont transformée en héroïne tragique, source dramaturgique intarissable. Dommage que Besson n'en ait fait qu'une énième héroïne ordinaire." [Ursula Michel, Critikat.com]Sortie en DVD de "
HELP" (77 min.)
de Marc Abi Rached.
Un adolescent délinquant à l'existence débridée, après sa rencontre avec une prostituée menacée par un mafieux, voient leurs vies bouleversées. Après avoir reçu l'autorisation de diffusion limitée aux plus de 18 ans dans son pays,
le Liban, la censure a préféré carrément l'interdire trois jours avant sa sortie en salles... d'autant plus que l'héroïne, fille d'un député libanais, s'y montre entièrement nue - cette production osée pêche surtout par sa direction d'acteurs plutôt hasardeuse. En
BONUS de ce DVD en vente depuis le 22 novembre 2011 (sous titres français / anglais), l'interview du réalisateur, sa filmographie, une galerie de photos et la bande annonce -
PLUS d'INFOS : epicentrefilms.com
Jeanne captive (1h30) de Philippe Ramos. Mon avis : Corps, lumières, ciels, silence... Une oeuvre originale qui vient s'abouter à celle de Dreyer (1927) avec une "Poésy" habitée par la "prophétesse" Pucelle, cette Jeanne, aiguille brûlante de foi dont on suit avec félicité, le fil de sa "libération" autour de personnages hauts en couleurs. A noter, des seconds rôles convaincants (en particulier Thierry Frémont en guérisseur et Mathieu Almaric en moine vaticinateur). En filmant ses corps et ses visages tels des gisants inscrits dans un marbre cinématographique, Philippe Ramos "ouvre une fenêtre" vers "l'intimité", le "sexuel" de la sainte. Une grace.
"Sleeping Beauty" de Julia Leigh
Mon avis : Une oeuvre singulière qui dévoile avec mastria la beauté triste et amère du monde. Critiques presse choisies : "Un portrait de femme singulier, qui vaut bien mieux que le bandeau "censuré" qui barre désormais l'affiche." [Metro] "Quelque part entre Lodge Kerrigan et Luis Buñuel, un premier film australien très troublant." [Première] Julia montre quelque chose de la féminité qui n'a rien à voir avec la séduction. Depuis "Sleeping Beauty", la jeune actrice (...) a de nouveau le goût de jouer, mais de préférence dans les "films d'auteurs". Une égérie est née. [Elle] Un film à la fois mélancolique et distant (...). Un roulement de tambour prometteur qui s'achève par une grève de l'orchestre." [Charlie Hebdo] "Inaccompli mais toujours fascinant, "Sleeping Beauty" résonne comme un appel au secours dans un monde sans amour où l'on ne croit plus en rien, et encore moins aux belles histoires." [TéléCinéObs] "Une oeuvre puissamment anxiogène, radicale, intelligente — osons le mot, majeure." [Critikat.com]

A voir : "
METROPOLIS" le chef d'oeuvre de Fritz Lang (1927) dans
version complétée des parties retrouvées récemment à Buenos Aires.
Avec la contremarque de votre place achetée, la
Filmothèque du Quartier Latin (rue Champollion, Paris 5e - m°
Odéon) vous offre
une place gratuite (6€) à la CINEMATHEQUE (Paris 12e) pour visiter l'exposition autour de ce film essentiel qui amène à réfléchir sur la place de l'homme dans la société.
EN SAVOIR PLUS sur le film (Wikipedia)
Derniers films recommandés : "HORS SATAN" de Bruno Dumont, "The Artist" de Michel Hazanavicius, "Et maintenant on va où ?" de Nadine Labaki, "La Guerre est déclarée" de Valérie Donzelli, "Une séparation" d'Asghar Farhadi, "Tree of Life (The)" de Terrence Malick, "Minuit à Paris" de Woody Allen et "Tom boy" de Céline Sciamma.
Parmi les films en salles, une oeuvre qui meriterait plus de promotion vis-à-vis des médias suivistes et trop "achetés" par la pub ou des télévisions aux émissions sécuritaires :"HONK" le documentaire d'Arnaud Gaillard et Florent Vassault (France, 1h08). "Honk" ("klaxon" en anglais), joue son rôle d'avertisseur comme l'écrit Cécile Mury de Télérama, pour "arracher le masque clinique de légalité et de l'indifférence et de la routine pour donner à voir ce qu'est réellement la peine capitale : un asssassinat..." A travers trois cas différents, une démolition de cette "peine capitale" mais pas punitive et encore moins apaisante.
Pour les autres nouveaux films, une oeuvre à remarquer :
"Noces éphémères" (France-Iran, 1h18), la chronique âpre de l'iranien Reza Serkanian qui, à travers une famille épiée dans ses petits instants d'apparence anodins quelquefois cocasses (pour ne pas en pleurer), dénonçent les hypocrisies religieuses au pays des Mollahs. Un tableau vivant - et quelquefois attachant - d'une morne "République islamique".Encore en salles et recommandés..."Les Géants" de Bouli Lanners (1h24). Mon avis : Une bouffée d'air frais belge salvateur ! Ce "400 coups" tourné en Ardennes belge (qui rappelle, par son style, les bons films d'auteurs américains) nous sort de ces "gnanans" cinématographiques à la promotion outrancière où les enfants sont trop souvent les faire-valoir. Allez-y : ses gamins-là sont géants de vérités et nous touchent.
"Il était une fois en Anatolie" de Nuri Bilge Ceylan (Turquie, 2h37).
Mon avis : Autopsie de l'âme humaine à la Tchekhov autour d'une enquête judiciaire à travers des décors suscitant autant le rejet que la contemplation. Un Grand Prix du Jury au dernier festival de Cannes bien mérité.
"La source des femmes" de Radu Mihaileanu, Fr., 2011, 2h04, V.O.Mon avis : En ces temps d'intolérances religieuses, une oeuvre éducative et salvatrice !"Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village... S’inspirant d’un fait réel, Radu Mihaileanu signe une fable féministe et universelle, un appel joyeux et chaleureux à la tolérance porté par des actrices inspirées et émouvantes. La fougueuse Leïla Bekhti emporte sa bande, aidée par la gouaille magique de Biyouna. À travers le prisme de la religion et du poids des traditions, le réalisateur parle de respect, de dignité, d’égalité, mais aussi d’incommunicabilité et de bêtise humaine. Une formidable déclaration d’amour à toutes les femmes." (leJDD)
Mes recommandations pour les derniers films sortis en salles...
"L'Exercice de l'Etat" (France, 1H52) : Après la France d'en-bas, ("Versailles" avec Guillaume Depardieu en SDF), Pierre Schoeller nous "promène" avec la France d'en-haut , celle des ors de la République et de ses "cabinets" pas toujours propres. Les affres du pouvoir sous les traits d'Olivier Gourmet en ministre "débordé" par ses pairs. Direct, efficace et profond.
"Poulet aux Prunes" de Marjane Sartrapi et Vincent Paronnaud ((France, 1H31) : L'auteure franco-iranienne du déjà très fort "Persépolis" nous a mitonné une tragi-comédie romantique fantaisiste avec un Mathieu Amalric en musicien inconsolable. Les seconds rôles (des pointures !) sont épatants A déguster sans retenue !
On peut aussi voir...
"The ballad of Genesis and Lady Jaye" de Marie Losier (USA, Docu, 2011, 72') Comme un "fantasme surréaliste", Marie Losier visite un couple hors-normes et nous fait vivre des moments de fulgurances artistiques et personnelles qui ne laisseront pas indifférents les amateurs de la "beat generation" chère à William S. Burroughs (lire plus bas ma critique plus développée)A voir également...
. La sublime et mystique dernière oeuvre de Bruno Dumont : "HORS SATAN" : déroutant, peut-être pour certain(e)s mais tellement FORT cinématographiquement parlant ! (mon dernier COUP de COEUR ! Lire plus bas)
Et, pour le rôle de Marie-José Croze en flic vengeresse en pleine pampa argentino-bolivienne : "Another Silence" de l'écrivain et scénariste Santiago Amigorena.
En rattrapage des films sortis précédemment, je recommande un "mélo SF inventif" (Télérama) entre introspection et cosmologie: "Another Earth" de Mike Cahill (U.S.A.) : comme une porte de sortie d'un monde à l'envers.COUP de COEUR : "Hors Satan" de Bruno Dumont. Déroutant peut-être pour certain(e)s, voire dérangeant pour d'autres, mais tellement FORT cinématographiquement parlant, une oeuvre à part qui, si vous vous y laissez prendre, ne vous ne laissera pas sans effets secondaires ... bénéfiques. Salutaire. Critiques choisies : "Bruno Dumont se range [...] dans l'étude du mal, la fascination du mystère des êtres, la transmission des sensations." (Lucie Calet,TéléCinéObs)"Chronique envoûtante, dérangeante et surprenante" (Aurélien Allin, CinemaTeaser), "film plein de bruit et de fureur, sans paroles (ou presque) ni musique, baigné d'une lumière changeante (...), "Hors Satan" est un grand spectacle austère" (Thomas Sotinel, Le Monde), "un film sur la transcendance" (Pierre Murat, Télérama) "puissant, rugueux, habité" (Eric Neuhoff, Le Figaroscope) "qui sait laisser sa part au mystère de la présence humaine" (Émile Breton, L'Humanité) avec "une incursion troublante dans le fantastique" (Stéphanie Belpêche, Le Journal du Dimanche), "toujours d'une ambition folle – le cinéaste se pique, ici, de filmer un miracle – [et] se fait une place singulière dans une année cinématographique où, avec "The Tree of Life" et "Melancholia", les ténors du septième art font montre d'une préoccupation spiritualiste renouvelée." (Vincent Avenel, Critikat.com).
"Film ascétique et quasi muet, d'une beauté sidérante, où la pluie, le vent, les respirations, les pas dans le sable tiennent lieu de musique, et où le surnaturel se manifeste soudain dans les gestes les plus ordinaires." (Jean-Dominique Nuttens, Positif) "Hors Satan" est peut-être pour cela, dans la simplicité de sa fable et l'économie impressionnante de sa mise en scène, son film le plus direct et le plus beau : le vent y souffle, où il veut, une basse continue que personne ne peut ignorer." (Cyril Bghin, Cahiers du Cinéma) "Intense beauté, absence totale de musique et réflexion mystique emportent ceux qui se laissent gagner par la force d'un cinéaste pour lequel cette oeuvre constitue un sommet." (Caroline Vié, 20 Minutes) "Une oeuvre intrigante, peu engageante, pas forcément aimable au premier abord, mais dont la force quasi immobile laisse longtemps son empreinte sur le spectateur." (Arnaud Schwartz, La Croix)
[FOCUS] "Polisse" de Maïwenn (France, 2H07). Mon avis : Façon docu, la réalisatrice et actrice filme (vite) des policier(e)s de la Brigade de Protection des mineurs (B.P.M) ; au plus près des corps meurtris et des âmes en peine, elle fait (beaucoup) parler ses acteurs et "partenaires" ("la mise en examen cinématographique" de Joey Starr est correcte et Karin Viard si juste). Toutefois, les délires, éclats de rire provoqués et les quelques moments de tendresse n'empèchent pas que l'on ressent un sentiment d'inabouti. Mais peut-être Maïwenn a voulu réaliser ici un "manifeste interrogatoire" que la scène finale illustre parfaitement.
"
The ballad of Genesis and Lady Jaye" de
Marie Losier (USA, 2011, 72')
"
Je veux que l'on se souvienne de nous comme une des plus belles histoires d'amour" demande Genesis sous l'oeil de la caméra de la réalisatrice française
Marie Losier dans "
The ballad of Genesis and Lady Jaye" (USA, 2011, 72')
en salles françaises depuis ce mercredi 26 octobre 2011.
Le documentaire retrace l'histoire de l'artiste transgenre Genesis Breyer P-Orridge et de sa femme et partenaire artistique, qui, par amour, décidèrent de se fondre en une seule entité.Explorant toutes les facettes de l'identité, Genesis, performer, musicien et écrivain, vénéré par William S. Burroughs, chantre de la "Flower Revolution", avec "sa valise de chair", en traversant tous les courants musicaux, du jazz au rock alternatif, dans un univers où "tout n'est que matière brute", expérimente pour retrouver "ses moments heureux des sixties".
Des moments de fulgurances artistiques et personnelles que Marie Losier visite comme un "fantasme surréaliste" pour nous montrer un couple inhabituel fondu en une seule entité, enfantant un nouvel être pandrogyne.
En résumé, un documentaire hors-normes qui ne laissera pas indifférents les amateurs de la "beat generation".
caphi
Actuellement...
Le film muet qui fait parler : "
Une pépite" (Les Echos) "
Du grand cinéma populaire" (L'Humanité)
"
The Artist" de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin et Bérénice Bejo.
Mon avis : Bel hommage au cinéma des années 20 et à ses stars d'avant la parole. Un vrai plaisir des yeux qui repose l'âme et ouvre les coeurs. (
Bande-annonce : cliquez ICI ou sur l'image)
Parmi les derniers films à voir..."
DRIVE" de Nicolas Winding Refn (USA, 1H40) :
Un polar bien "conduit" à voir à toute vitesse !
[la comédie de la rentrée] "
Et maintenant on va où ?"
de Nadine Labaki
Une comédie intelligente et subversive. Une histoire intelligemment agencée menée avec rythme, une image léchée et une musique entrainante vous permettent de retrouver un cinéma proche du meilleur des comédies italiennes. On y va ! Yallah !Avec une presse dithyrambique (lire plus bas) et surtout des premiers spectateurs ravis (appplaudissant au générique de fin), le bouche-à-oreille devrait vite faire son effet...
Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, le film raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ?
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CRITIQUES PRESSE
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Sur un sujet brûlant au Liban, Nadine Labaki impose une allégorie universelle mais pas désincarnée, un conte jamais moralisateur, une comédie d'autant meilleure qu'elle se frotte au pire." Marjolaine Jarry, TéléCinéObs et "
réussit à nous embarquer dans une parabole légère et drôle, sur un fond de tragédie dont les enfants sont les victimes colatérales." Jean Claude Raspiengeas, La Croix
"Drôle, tendre, poignant, ce long métrage chaleureux ne cache pas une réalité difficile faite de haines et d'intolérance." Caroline Vié, 20 Minutes mais "
la lourdeur et l'emphase sont en général tenues à l'écart grâce à l'élégance de l'image du chef opérateur Christophe Offenstein, à la musique de Khaled Mouzannar." Thomas Sotinel, Le Monde
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Une fable universelle, généreuse, portée par des personnages attachants. [...] Une petite merveille." Mehdi Omaïs, Metro
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Superbement interprétée et réalisée, cette comédie dramatique, sans pathos, pose la vraie question de l'avenir de ce monde [...] Courez au cinéma voir ce film..." Alain Spira, Paris Match
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Audacieuse, elle signe un film à la fois grave et truculent, alterne colères et fous rires, fait dialoguer l'imam et le prêtre du village. On est sans cesse au bord du gouffre. Optimiste malgré tout, Nadine Labaki évite le pathos et signe une fin surprenante où l'imagination des femmes semble sans limite." Jean-Luc Wachthausen, Le Figaroscope
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Il y a chez nous une chaleur humaine terriblement attachante." À l'image de ce film, qui, contre le fanatisme religieux, mêle comédie musicale, situations dramatiques et parenthèses - franchement burlesques !" Barbara Théate, Le Journal du Dimanche
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Burlesque pur qui bascule soudainement dans le tragique, scènes de café naturalistes qui se transforment en univers en-chanté à la Demy : le charme du film doit beaucoup aux ruptures de ton osées par Nadine Labaki et sa troupe - énergique - de comédiens. Ce mélange de fantaisie et de gravité est, parfois, un peu foutraque, mais terriblement attachant. " Samuel Douhaire, Télérama
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Si ce n'est pas ici que l'on trouvera l'ombre d'une révolution du cinéma arabe (pour ça, voir plutôt du côté d'Elia Suleiman, Ghassan Salhab, Joreige-Hadjithomas ou Danielle Arbid), "Et maintenant où on va?" est un feel-good movie au meilleur et moins cynique sens du terme." Serge Kaganski, Les Inrockuptibles
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On ne dévoilera rien de la fin du film - qui lui donne son titre - sauf que, chahutant le spectateur, elle le fait passer une fois encore de la pure tragédie grecque au meilleur de la comédie italienne." Marie-Françoise Colombani, Elle
[COUP de COEUR] "La Guerre est déclarée" de Valérie Donzelli. Mon avis : "Un film touché par la grace où le verbe VIVRE se conjugue à l'impératif. Sur un sujet difficile, une oeuvre sans larmoyance mais avec optimisme et même humour." Critiques presse : "
C'est l'un des événements de la rentrée. Sur le papier, La guerre est déclarée, de Valérie Donzelli, n'a rien de joyeux. A l'écran, c'est un feu d'artifice d'émotion et d'énergie. Une réussite." (Eric Libiot, L'Express) "La guerre est déclarée"
ne cache pas que c'est une oeuvre autobiographie, et, pourtant, sa mise en scène et sa stylisation en font un film de fiction. Musical, il chante et galope dans les couloirs des hôpitaux.... Comique, il fait rire. (Anne Diatkine, Elle) "La Guerre est déclarée"
démontre que Valérie Donzelli apprend vite. (Pascal Mérigeau, Le Nouvel Observateur) "
C'est un enchantement." (Christophe Narbonne, Première)
Derniers films recommandés : "Une séparation" d'Asghar Farhadi, "Tree of Life (The)" de Terrence Malick, "Minuit à Paris" de Woody Allen et "Tom boy" de Céline Sciamma.
Sortis antèrieurement...
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Le Discours d’un roi" de Tom Hooper avec Colin Firth, Helena Bonham Carter, Derek Jacobi.
Mon avis : On est pendu aux lèvres de Georges VI et scotché par la réalisation soutenue grace aussi à des interprètes convaincants. Magnifique !
Recommandé parmi les films sortis récemment :

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Another year" de Mike Leigh
(illustration). "
C'est le plus luxueux des tests de Rorschach. A la place d'une tache d'encre sur une feuille, voici un long-métrage impeccablement mis en scène, écrit, interprété, photographié. Après l'avoir vu, personne ne réagit de la même façon. Question d'âge, de sexe, de condition sociale, de disposition psychologique..." [Thomas Sotinel,
Le Monde]

Parmi les films sortis précédemment, à remarquer : “
Un balcon sur la mer”, de Nicole Garcia
(illustration), variation autour du thème du double à la manière de “
Vertigo”, "
un film magnifiquement tenu et définitivement à part"
Sortis précédemment...

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De vrais mensonges". "Salvadori déguste les conséquences vaudevillesques du mensonge, les ruses sournoises d'une jeune femme qui ne veut pas (s') avouer qu'elle est amoureuse, les succulents malentendus engendrés par l'imposture." ["
Même pas vrai, mais vraiment drôle" par Jean-Luc Douin, Le Monde] "On est en plein registre théâtral, du
Feydeau en mode mineur qui a le charme honnête et désuet des comédies d'antan." [Françoise Delbecq,
Elle]
> Toutes les sorties de cette semaine-là
A remarquer aussi..."Pieds nus sur les limaces" de Fabienne Berthaud et Pascal Arnold.
Mon avis : Une belle surprise du cinéma français. Critiques choisies : "Portrait sensible de la folie douce porté par deux actrices sublimes. Cette ode à la liberté flirte avec l'éloge de la marginalité et la charge envers la normalité. Mais par ses images touchant parfois au surréalisme, des scènes chocs et le ton paradoxalement très naturel, il s'en dégage une poésie qui séduit, à défaut d'émouvoir." [Nicolas Gilli,
Excessif] "Un film empreint de sensibilité, d'une justesse rare et de moments de poésie, qui doit beaucoup à l'interprétation du tandem Kruger-Sagnier." [Alain Grasset,
Le Parisien] "La réussite de ce film qui n'est pas sans évoquer les débuts de Jane Campion ("
Sweetie", "
Un ange à ma table") tient (...) à sa luminosité, à la dextérité d'une caméra jamais figée, à l'univers esthétique de Lily auquel la plasticienne Valérie Delis a donné un style, une cohérence." [Jean-Luc Douin,
Le Monde] "Laissez-vous embarquer par la douce folie de cette fable solaire sur la différence, parfois drôle, souvent fantasque, et toujours profonde." [Barbara Théate,
Le Journal du Dimanche] "Un objet rare et précieux" [Thierry Chèze,
Studio Ciné Live]
Sortis précédemment...Je recommande la comédie sociale de Michel Leclerc "
Le nom des gens" (
mon dernier COUP de COEUR, lire plus bas). Les amateurs de grands horizons pourront découvrir "
L'empire du milieu du Sud", nouveau documentaire de Jacques Perrin qui retrace la colonisation française à la chute de Saïgon. Plus nonchalant, on peut préférer "
Memory Lane". Entre Eric Rohmer et Patrick Modiano, Mikhaël Hers nous conte les déambulations de "
jeunes gens au spleen synchrone"(
lire la critique positive du Monde : "émois mineurs d'une bande de jeunes majeurs")
[coup de coeur] Le Nom des gens de Michel Leclerc.
Mon avis : Une comédie à voir . Par les temps qui courent, rarement on a l'occasion de rire intelligent. Critiques choisies : "Derrière la fraîcheur d'une comédie citoyenne en forme de feu d'artifice d'humour à l'écriture ciselée,
Le nom des gens pose, l'air de rien, un double questionnement sur l'identité : nationale et intime. S'il nous est désormais interdit de sourire sur nos photos d'identité,
Le nom des gens nous offre au moins un remède vivifiant contre la morosité sociale." [
Christophe Chadefaud, Studio Ciné Live] "Des dialogues cinglants et à une interprétation sans faille. Si le talent de Jacques Gamblin est une évidence, quel bonheur de revoir Sara Forestier avec la fraîcheur qui l'avait fait exploser dans
L'esquive. [Françoise Delbecq,
Elle] "A l’heure où les humoristes se font virer des ondes tricolores, cette comédie inattendue se respire comme une grande bouffée de liberté libertaire et libertine. Ce pavé, tombé du ciel dans le marasme d’une France figée par la peur des autres, est la chose la plus drôle et la plus audacieuse que l’on ait vue depuis très longtemps. Soufflant son talent en bourrasques, Sara Forestier, pleine de naturel et de naturisme, monte au lit comme Marianne grimpait sur sa barricade. Extravertie, elle forme un couple improbable, donc crédible, avec un Jacques Gamblin élégant jusque dans ses maladresses. Maniant les gags, les sentiments, le drame, la provoc comme des aiguilles d’acupuncture, Michel Leclerc pique où il faut pour nous faire rire et réfléchir. Bien sûr, certains risquent de crier « ouille ! »... " [Alain Spira,
Paris Match]
Les sans-abris, la maternité, la philosophie à quatre ans (illustration ci-contre) et la retraite (des espions) : les écrans proposent aussi des tranches de vie à tous les âges. Les sorties de la semaine dernière en images et en bref.Précédemment...
Eclat de rire dans la France de Giscard avec "
Potiche", nostalgie et chagrin avec la famille "
Rileys".
"
Welcome to the Rileys" de Jake Scott.
Mon avis : Les acteurs sauvent un scénario prévisible.
Critiques choisies : "Chronique sensible, émouvante et juste signée du fils de Ridley Scott, "
Welcome to the Rileys" magnifie la rencontre improbable et magnifique de deux coeurs à la dérive." [
Olivier Delcroix, Le Figaroscope] "Jake Scott a opté pour la simplicité, laissant en grande partie aux acteurs la charge de construire la profondeur d'un film émouvant mais fragile." [
Carole Millerili, Critikat.com] "Malgré un scénario cousu de fil blanc, on est frappé par la justesse des émotions exprimées." [
Stéphanie Belpêche, Le Journal du Dimanche] "La bonne surprise, c'est Kristen "
Twilight" Stewart. Déjà épatante le mois dernier dans
Les Runaways, elle enfile ici la tenue d'une lapdanceuse larguée. Face à elle, James "
Soprano" Gandolfini, bloc d'émotion, campe un quinqua détruit depuis la mort de sa fille adolescente. Leur duo fonctionne dans ce sombre mélo, dont la fin laisse toutefois entrevoir une lueur d'espoir." [
Laurent Djian, StudioCiné Live Blog]
Potiche de François Ozon.
Mon avis : Revival seventies à la mode pop aux relents (trop) actuels. Critiques choisies : "Malgré toute l’ampleur de son propos, le film ne triomphe pas vraiment de ses défauts par sa trop grande tendance à être populiste pour devenir populaire. Dommage (...) Cette Potiche-là est intéressante, mais trop popote." [
Mickaël Pierson, iletaitunefoislecinema.com] "Potiche, le film, reste une farce, bouffonne et alerte" ["
Disco, lutte des classes et guerre des sexes" par Thomas Sotinel,
Le Monde] "Avec Potiche, le cas du cinéaste François Ozon ne s’arrange ni ne s’aggrave : l’ambition du film est accomplie en tous points, mais cette ambition elle-même reste hermétiquement mystérieuse (...) Même si Potiche culmine avec la bravoure discutable d’un morceau dansé entre Deneuve et Depardieu, le choix du loukoum musical est excellent (
Viens faire un tour sous la pluie par
Il était une fois…)." [
François Ozon et le gang de «potiche» par Olivier Séguret,
Libération]
Réfractaire de Nicolas Steil.
Mon avis : Huis-clos bien joué. Critique choisie : "
Réfractaire" veut apporter une forme de réponse à la question que tout un chacun s’est un jour posée, ou se posera : «
Qu’aurais-je fait à leur place ? ». Nicolas Steil propose ici une illustration de la théorie sartrienne de l’engagement." [
Jean-Max Méjean, Il était une fois le cinéma]
Précédemment...
Thriller, polar et costumes d'époque Une adaptation du best-seller de Douglas Kennedy, "L'Homme qui voulait vivre sa vie" (bande-annonce), un thriller enseveli ("Buried") dans un cercueil (bande-annonce), un polar sur fond de guerre de religion et une espionne trahie par son gouvernement. A remarquer : le documentaire pamphlet anti-Berlusconi : "Draquila" - l'Italie qui tremble" réalisé par Sabina Guzzanti et "La Princesse de Montpensier", le film historique de Bertrand Tavernier.
La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier. Mon avis : Du sang, des larmes, des étalons et des talents. Critiques choisies : "Un film à l'image de ses héros, plein de panache, et mené au galop par un Bertrand Tavernier très à l'aise dans le style de cape et d'épée, avec des scènes de bataille à l'ancienne - sans effets spéciaux. Un drame passionnel de belle facture classique." [
Jean-Luc Wachthausen, Le Figaro] "Pour porter à bout de bras et chevaucher comme il se doit ce récit épique, le cinéaste a logiquement fait confiance à une génération d'actrices et d'acteurs frais et vaillants. Le trio formé par Mélanie Thierry, Grégoire Leprince-Ringuet et le très prometteur Raphaël Personnaz fait des merveilles. Une épopée lyrique où classicisme et modernisme, intimisme et spectaculaire cohabitent sans se heurter."[
Thomas Baurez, L'Express]
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Draquila, l'Italie qui tremble", documentaire italien de Sabina Guzzanti.
Mon avis : La "Michael Moore" italienne botte en touche et fait mal. Critiques choisies : "On croyait tout savoir sur Silvio Berlusconi. Il faut tout repenser en pire (...) L'enquête devient parfois hystérique dans ses effets mais permet d'illustrer des informations nécessaires à la bonne compréhension des machinations en place." [
Nicolas SCHIAVI, Excessif.com] "Draquila a les qualités divertissantes et les défauts exaspérants d'une émission de télévision italienne." ["
Vive Sabina, à bas Silvio" par Thomas Sotinel,
Le Monde]
mais "Tout le combat de Draquila tient à ce crescendo terrifiant : mesurer l'impact concret d'une parole politique, combattre l'idée selon laquelle la démagogie, sous couverts de clichés sympathiques et vulgaires, n’entraîne que des conséquences anodines." [
Guillaume Loison, Chronicart]
L'Homme qui voulait vivre sa vie d'Eric Lartigau.
Mon avis : Voyage express d'un homme égaré. Critiques choisies : "Thriller flamboyant." [San. B.,
Studio CinéLive] "Parce qu'il est tout à fait inattendu, ce film suscite par sa seule apparition un supplément de sympathie.Tout le mérite de L'Homme qui voulait vivre sa vie est de faire fructifier ce capital de départ et de transformer la curiosité bienveillante des premières séquences en un intérêt très vif. C'est que de bout en bout, le film se tient à cet adjectif déjà employé : inattendu." ["
Un ticket pour la rédemption" par Thomas Sotinel,
Le Monde] "Romain Duris emplit l’écran dans un rôle d’envergure (sans doute son plus grand), complet et complexe. A ses côtés, l’intense Niels Arestrup campe un alcoolo magnifique tout droit sorti d’un roman de Romain Gary. Quant à Marina Foïs, Branka Katic et Catherine Deneuve, elles apportent leurs couleurs à cet univers oppressant où le cinéaste nous emprisonne, avant de nous lâcher du haut de son scénario." [
Alain Spira, Paris-Match]
« Des filles en noir » de Jean Paul Civeyrac.
Mon avis : Un film puissant autant par sa réalisation que par ses excellentes interprètes. Critiques choisies : "Face à la difficulté de vivre de deux jeunes filles, Jean Paul Civeyrac signe un film à fleur de peau aussi démoralisant que touchant. [
Christophe Butelet, A voir à lire] "Ni film socioréaliste, ni 100 % film de genre, Des filles en noir est en parfait équilibre entre ces deux pôles, entre fait de société (le suicide chez les jeunes) et regard stylisé (le romantisme noir), tel un sujet à la Pialat filmé par Murnau ou Tourneur. Animé par une belle croyance en son art, en son sujet et en ses actrices, Jean-Paul Civeyrac livre une partition quasi parfaite, délicate et inspirée, intense et sans concession, saisissant quelque chose de l’absolu de la jeunesse sans crainte, sans effarement et sans paternalisme. Une modeste splendeur." [
Serge Kaganski, Les Inrocks] "Œuvre politique magistrale et chronique du désenchantement délicate, « Des filles en noir » trouve son acmé dans la peinture des aubes, recommencements dont les filles ne veulent plus. C’est un formidable film sur l’absolu." [
Lucie Calet, Nouvel Obs] "Civeyrac assume, lui, son statut d'adulte, sa maîtrise, et une certaine sagesse bienfaisante, qui voit plus loin que l'impasse tragique." [
Louis Guichard, Télérama] "Le beau film de Jean-Paul Civeyrac (...) un cinéaste dont la manière douce cache un grand talent à filmer ce qui est terriblement farouche." [
Politis]
Précédemment...
Vénus noire raconte l'histoire de Saartjie Baartman, une femme née dans l'actuelle Afrique du Sud. Ramenée en Europe au début du XIXe siècle où ele est rebaptisée « Vénus Hottentote », elle est alors présentée comme un monstre de foire en raison de ses mensurations. Un script qui n'est pas sans rappeler Elephant Man de David Lynch. [
Excessif.com]
Lire plus bas.
A remarquer : "
Je ne peux pas vivre sans toi" :
chronique néoréaliste d'un sans-papier taïwanais privé de sa fille réalisée par le comédien taïwanais Leon Dai.
Mon avis : Un film d'acteur pris à bras-le-corps. Critique choisie : "Sur un sujet propice à des flots vers le mélo larmoyant, Leon Dai signe un film bouleversant de sobriété et pourtant ô combien débordant d'humanité." [
Thierry Chèze, Studio Ciné Live]
The American d'Anton Corbijn.
Mon avis : Un polar déroutant avec un George Clooney à contre-emploi. Critiques choisies : "Film d'atmosphère à la trame ténue,
The American montre la rédemption d'une âme noire et solitaire, à la manière d'une épure japonaise. Cette mécanique cinématographique est construite avec la même efficacité que le fusil de Jack. Le dénouement laissera sans voix." [
"George Clooney à bout portant" par Olivier Delcroix, Le Figaro] "L'ambiance funèbre ne suffit pas à faire un film, surtout lorsque celui-ci utilise l'arsenal du film à suspense." [
"La mélancolique préretraite d'un tueur à gages" par Thomas Sotinel, Le Monde]
Vénus noire de Abdellatif Kechiche.
Mon avis : Démonstration poussise et étouffante qui ne laisse pas de place à la réflexion.
Critiques choisies : "Rarement un film aura autant violenté et mis en cause son public. Provoquer le malaise, miner les images, subvertir le récit « en costumes » pour exprimer une rage et une misanthropie très contemporaines : l'idée est excitante. Mais le refus catégorique de la compassion, l'absence de nuances, aboutit à une oeuvre hautaine, scellée dans le mépris." [
Cécile Mury, Télérama] "Répétitive et elliptique à la fois, sa narration manque de densité (...) Autant « La graine et le mulet » était un plat qui se mangeait chaud, autant cette « Vénus noire » nous laisse froids" [
Alain Spira, Paris Match]"Vénus noire est un procès dont le spectateur est l’accusé. Ce que tendent à prouver les ignobles images documentaires de la fin − le retour des restes de Saartje en Afrique du Sud, après avoir été exposés en France jusqu’en 1974 − chantage à la culpabilité collective pour un film qui, comme l’
Indigènes de Rachid Bouchareb, ne semble viser qu’à la négociation d’un fonds de pension. Un film qui sera immanquablement instrumentalisé, qui, d’ailleurs, ne vit que pour ça." [
Mathieu Macheret, critikat.com]

Le choc "
Biutiful"
d'Alejandro González Inárritu avec les sanglots de Javier Bardem, qu'un hebdomadaire qualifie de "
meilleur acteur du monde".
Mon avis : La beauté du mal(e). Bio ti full ! Critiques choisies : "C'est beaucoup, parfois même trop. Mais le film irradie pourtant de la "biutiful" lumière d'une faible espérance. " [
Marianne, Danièle Heymann] "Mieux vaut s'armer d'une sacrée dose d'optimisme avant d'aller voir le quatrième film d'Iñarritu (...), fable désenchantée à la symbolique appuyée sur notre époque en voie de déshumanisation." [
Julien Barcilon, Télé 7 Jours] "Moins labyrinthique que ses précédentes oeuvres (" Amour chiennes ", " 21 grammes "...), mais d'une puissance émotionnelle bouleversante, " Biutiful " puise sa force dans la présence sidérante de Bardem. Quant au titre, il faut avoir bu le film jusqu'à la dernière goutte de malheur pour le savourer." [
Alain Spira, Paris Match] "Pourtant, il y a quelque chose ici qui résiste, et c'est la première fois, au déluge de l'épaisse tambouille d'Inarritu. Ce quelque chose c'est quelqu'un, c'est Javier Bardem, qui a remporté cette année à Cannes le prix d'interprétation." [
Jérôme Momcilovic, Chronic'art]
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Les Petits mouchoirs" de Guillaume Canet avec tous ses amis, de Cotillard à Magimel.
Rien que pour voir François Cluzet en psycho-rigide paranoïaque !
A remarquer aussi...
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Mystères de Lisbonne" : "
Raoul Ruiz pourrait bien avoir signé son Guerre et paix
ou son Moby Dick"
écrit Thomas Baurez de Studio Ciné Live.
Ouh là !
Une scène tirée du film "The social network" de David Fincher
«The Social Network» de David Fincher. Mon avis : Chat cinématographique sur l'envers du décor d'un as de l'informatique. Captivant. Critiques choisies : "Beaucoup plus proche de Zodiac et de Fight Club que du précédent opus du cinéaste, L'Etrange Histoire de Benjamin Button, The Social Network est une pyramide construite sur du vide. Derrière l'image de son héros, le film déploie une vertigineuse machine où se reflètent les images de chaque spectateur potentiel. Une mosaïque infinie d'instantanés banals dont le bout à bout révèle à la fois l'inanité et la grandeur. L'émotion n'est jamais dans le plan ni la scène, mais dans l'ellipse et la saute." [« The Social Network » : l'eau froide sous le Golden Gate, RUE89] "Ce qui fait mouche, ce n’est justement pas la patte du réalisateur de Fight Club, ce sont bien ces dialogues percutants, ciselés par un Aaron Sorkin (la géniale série A la maison blanche) précis et culotté, et portés par un casting irréprochable. Une clique ahurissante de maturité et de talent qui entoure donc Jesse Eisenberg dans cette lente descente aux enfers : d’un troublant Andrew Garfield (le prochain Peter Parker) en ami fidèle, déchirant dommage collatéral, à un Justin Timberlake bluffant, tous, sans exception, semblent parfaits. [Ecran Large] «The Social Network» est un drame social et psychologique d’un monde bien réel. Un film sans effet de manche mais captivant, dont la sobriété et l’intelligence prendront à contre-pied toutes les attentes." [Paris Match]
"Illégal" d'Olivier Masset-Depasse. Mon avis : Fiction coup de poing sur ces femmes et ces hommes à la recherche d'un mieux-vivre transcendée magnifiquement par l'actrice Anne Coesens. Critiques choisies : "Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, Illégal s'impose comme un témoignage poignant sur une femme traquée, symbole des clandestins aux abois. Un témoignage suffisamment fort pour rendre inutiles les quelques échappées musicales dont le réalisateur a cru bon de l'égayer." ["Illégal" : le quotidien des étrangers dans les centres de rétention, passé au scalpel de la fiction." [Jean-Luc Douin, Le Monde] "Plus qu'un film-constat, Illégal est un appel à la vigilance, à la résistance, face aux dérives de nos démocraties." [Mathilde Blottière, Télérama]
"Elle s'appelait Sarah" de Gilles Paquet-Brenner. Mon avis : Un beau film qui fera pleurer dans les chaumières grace à des actrices convaincantes, en particulier la petite Mélusine Mayance. Critiques choisies : "Porté par Kristin Scott Thomas, lumineuse et juste, et par l’ultra-convaincante Mélusine Mayance, son film marie le souffle et la sobriété." [Pierre Vavasseur, Le Parisien] "Elle s'appelait Sarah forme une œuvre homogène et inévitablement sensible. Un film populaire et nécessaire dans la mémoire collective assurément ; un traitement différent d'un point de vue cinématographique, pas vraiment." [Charlotte Rogic, Cinema-France.com]
"Au fond des bois" de Benoît Jacquot avec Isild Le Besco. Mon avis : Au fond, ça se voit. Critiques choisies : "A deux ans près, Au fond des bois se déroule exactement à l'époque de L'Histoire d'Adèle H.
, l'inoubliable portrait, par François Truffaut, de la fille de Victor Hugo en proie à la « religion de l'amour ». Les deux films montrent une jeune femme sous influence, métamorphosée par ses sentiments et ses désirs, suivant éperdument un homme loin de tout ce qui constituait sa vie d'avant. Au-delà de la parenté des costumes, Isild Le Besco, impressionnante dans les états limites, transe et pâmoison, évoque parfois, de façon subliminale, Isabelle Adjani en Adèle."[Louis Guichard, Télérama]"Outre une prouesse esthétique, le film est aussi poétique que violent. Nahuel Perez Biscayart, le jeune hypnotiseur, est fascinant. Une allégorie de l'amour pervers qui offre une dimension prophétique, à la manière des contes de fées." [Laure Beaudonnet, Ecran Large] "Une œuvre singulière et prenante." [Jérôme BEALES, Excessif.com]
"Les Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch" d'Anne Linsel et Rainer Hoffmann.
Mon avis : Moments de vitalité et de grace. Critiques choisies : "La vraie beauté du documentaire tient dans sa façon de maintenir tout du long deux films en parallèle, l'un sur la danse, l'autre sur l'adolescence, qui se fondent avec beaucoup de grâce." [
Nicolas Truffinet, Chronic'art.com] "Les rêves dansants" met l'art chorégraphique à la portée de tous." [
Magali Menin, Excessif]
Reprise...Lenny de Bob Fosse. Coup de coeur pour ce chef d'oeuvre de 1974 repris au cinéma : la vie de Lenny Bruce, valeur-étalon du stand-up, sans qui il n'y aurait ni Jerry Seinfeld ni Jamel Debbouze. Huit ans après la mort de ce génie de la subversion, Dustin Hoffman, alors en état de grâce, le ressuscite littéralement sous la direction du futur réalisateur de Cabaret [Christophe Carrière, L'Express]
Scène du film "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" de Woody Allen